đŸ‘©â€đŸ’» La rentrĂ©e

Dring dring c'est l'heure de se remettre Ă  bosser (oh non)

Motes
4 min ⋅ 17/09/2026

Comment ça la rentrĂ©e c’était y a deux semaines ? 

Comme je peux rien faire comme tout le monde (c’est un mode de vie, j’y peux rien), me voilĂ  de retour, en retard pour faire davantage sensation, pas pour vous jouer un mauvais tour, mais bien pour rĂ©apparaĂźtre de nouveau dans vos boĂźtes mails et ramener un peu de vitalitĂ© entre les offres promotionnelles sans fin et les mails de France Travail/des collĂšgues/de papi/je connais pas votre vie je sais pas quels mails vous saoulent le plus.

Et vu que j’en peux dĂ©jĂ  plus de scroller mes rĂ©seaux oĂč tout parle d’optimisation et de performances et de tips pour accroĂźtre son efficacitĂ© et Ă  quel point l’IA c’est gĂ©nial pour ton business (non) et qu’en mĂȘme temps ça va tous nous tuer d’ici 2030, et de connaissez-tu les 34 concepts Ă  implĂ©menter pour ĂȘtre au maximum dans la crĂ©ation de contenu pour ton business (au secours), je suis dĂ©jĂ  nostalgique de mes vacances, alors pour me rebooster et faire fuir ce mal de crĂąne avec des pensĂ©es positives, je vais commencer par une petite tribune sur cet Ă©tĂ© qui Ă©tait un de mes meilleurs Ă©tĂ©s. 

Bon, outre les merdes avec les trains que je me suis farcies tout l’étĂ©, avec notamment : des incendies de chaque cĂŽtĂ© des rails, des retards (ma foi assez basique) au point de rater les 2 correspondances prĂ©vues, et la batterie du train qui menace d’exploser carrĂ©ment. Je trouve qu’en termes de retard, “dĂ©solĂ©e j’ai 4h de retard parce que mon train a failli exploser”, c’est plutĂŽt valable. C’est pour ça que ma newsletter arrive avec quinze jours de retard en fait. VoilĂ  c’est pas de ma faute au final.

Face Ă  l'adversitĂ©, toujours penser aux crĂȘpesFace Ă  l'adversitĂ©, toujours penser aux crĂȘpes

Cet Ă©tĂ©, pas de bingage de sĂ©ries pendant deux mois, non. J’ai passĂ© presque tout l’étĂ© entourĂ©e, de pleins de groupes diffĂ©rents au fil des semaines. J’ai fait plein d’activitĂ©s, j’ai mangĂ© des trucs dĂ©licieux (aligot ! truffade ! chamallow sur des petits Ă©coliers ! fouace ! que du gras ! yay !), j’ai portĂ© de la couleur (un step majeur pour moi), j’ai profitĂ©, je me suis dĂ©tendue, j’ai ri, j’ai nagĂ© dans tous les endroits possibles je pense (non vraiment, la mer, un lac, une riviĂšre, des cascades, une piscine, je sais pas ce qu’il me manque), j’ai refait du kayak et donc pu cocher cette case dans ma liste des choses Ă  faire avant mes 30 ans (eh oui, j’ai fini par la faire cette liste), j’ai autant vu de vaches que de citĂ©s mĂ©diĂ©vales et la mer, j’ai dĂ©couvert des gens super et c’était gĂ©nial.

J’ai bronzĂ© (oui oui), je pense que c’est l’étĂ© oĂč j’ai le plus changĂ© de couleur depuis mes 10 ans, au point oĂč mettre tout anti-cernes me faisait paraĂźtre davantage fatiguĂ©e vu que c’était plus ma teinte. Rassurez-vous chez lecteur, j’ai perdu tellement rapidement mon bronzage que je me rapproche de ma forme de zombie originelle, mais du coup sans cernes, et ça, malgrĂ© tout, c’est sympa en cette rentrĂ©e.

Puis est venu le temps difficile, comme pour tout le monde, de dire au-revoir aux vacances, pour retrouver le train-train quotidien, en sortant du train qui m’a ramenĂ© Ă  Paris. Tout le train semblait un peu triste, de quitter la Bretagne en ce dernier jour d’aoĂ»t, le plus tard possible pour essayer de profiter de chaque instant.

regardez-moi cette JOIEregardez-moi cette JOIE

C’était plus la mĂȘme excitation que dans le premier train de juillet. Tout le monde semblait las, fatiguĂ© d’avance de reprendre la routine du travail et de dire adieu aux paysages enchanteurs sans connaĂźtre le prochain dĂ©part. Et ça m’a un peu fait mal au cƓur, aussi.

Parce que toutes les aventures que j’ai vĂ©cues cet Ă©tĂ©, c’était presque devenu ma routine. Partir dĂ©couvrir, aller admirer, blablater au coucher du soleil, profiter des instants. Admirer le soleil scintiller sur l’eau, une image qui pour moi rĂ©sume la beautĂ© de l’étĂ©. Et en rentrant, j’allais pas vraiment direction un train-train quotidien routinier bien ficelĂ©. Non, pour moi ça signifiait le dĂ©but d’une nouvelle vie, celle que je veux depuis longtemps, et ça m’a fait peur de m’y mettre pour de vrai.

Ça fait tout drĂŽle de passer un Ă©tĂ© entier autour du lien, du partage, de l’expĂ©rience, d’un quotidien rempli de rires, de discussions qui deviennent peu Ă  peu profondes, de soleil, de playlists Ă  fond la caisse dans la caisse pendant qu’on admire le paysage, au silence de chez soi, aux plantes qui sont mortes Ă  cause de la canicule, Ă  son chez soi qui parait soudain si Ă©triquĂ©, aux foules qui encombrent, Ă  la musique pour combler le vide mais qui dĂ©range parce qu’elle empĂȘche de se concentrer.

on dirait mĂȘme pas de l'eau tellement ça brilleon dirait mĂȘme pas de l'eau tellement ça brille

Les activitĂ©s funs en groupe et les soirĂ©es apĂ©ros se sont vu ĂȘtre interverties par des scrolls infinis sur TikTok, des journĂ©es toute seule Ă  en perdre la tĂȘte devant l’infinitĂ© du travail et le fait qu’il n’y a que moi dans ce bateau Ă  prĂ©sent, l’angoisse et la peur de l’échec ont pris le dessus face Ă  la dĂ©tente des vacances, et le seul souci de gĂ©rer son bronzage pour pas ressembler Ă  un cycliste semble maintenant bien lointain. Et l’excitation de commencer est devenue la peur de rater, qui immobilise et qui fait tout remettre en question, encore et encore et encore. La rentrĂ©e quoi. Plus dure que les prĂ©cĂ©dentes, mais je sais que je vais finir par la chĂ©rir.

J’ai donc dĂ©cidĂ© que celle-ci serait un peu le point de dĂ©part de cette vie oĂč je me prends enfin en main pour ne plus avoir l’impression de perdre de temps et de repousser tout ce que je veux faire et ĂȘtre. Sans ĂȘtre radicale, j’essaie de mettre en place tout ce dont j’ai besoin. Une routine sport. Des moments pour prĂ©parer des repas sains. Essayer de sortir tous les jours de chez moi pour juste aller dehors (ça j’avoue, c’est vraiment pas simple). Du temps chaque jour pour Ă©crire.

Je me penche de nouveau sur une histoire que j’aime trop, celle d’un bourreau Ă  l’époque mĂ©diĂ©vale en pleine crise existentielle. C’est rigolo, mon historique internet est jonchĂ© de trucs tels que les listes des types de mises Ă  mort au Moyen Âge, je me farcis des documentaires sur le peuple et leur quotidien, je me fais des petits moodboards trop chouettes, j’adore. Chaque truc un peu horrible mĂ©diĂ©val remet de l’huile sur le feu, je m’extasie et m’horrifie de leur inventivitĂ© pour ĂȘtre aussi morbides, et chaque nouvelle information devient une nouvelle idĂ©e possible (oups). Et ça me fait plaisir/du bien aussi de mettre mes tracas et mes propres questionnements au travers de personnages que je peux me permettre de faire haut en couleur. C’est comme si j’y balançais mes angoisses pour que d’autres les jouent Ă  ma place et que le dĂ©nouement me convienne pour que je puisse relativiser et ĂȘtre en joie. Ça m’avait manquĂ©.

j'aime trop l'avoir en fond pendant que j'écrisj'aime trop l'avoir en fond pendant que j'écris

J’en suis qu’aux balbutiements du freelance, ça me fait peur et ça me stresse, mais je regrette pas. Parce que dĂ©jĂ  je pense que ça fait longtemps que j’ai pas autant stressĂ© pour un projet que je veux faire pour moi, et je trouve que c’est assez bon signe. J’ai plein, peut-ĂȘtre trop, de choses Ă  faire, mais je prĂ©fĂšre ça au vide intersidĂ©ral ou Ă  me demander tous les jours qu’est-ce que je fous de ma vie. C’est quand mĂȘme plutĂŽt chouette, d’enfin me donner une chance. Donc j’avance. Doucement, mĂȘme lentement parfois, mais j’avance.

VoilĂ , la rentrĂ©e pour moi, elle est intense, stressante, un poil solitaire et effrayante, mais elle est lĂ . Du coup n’hĂ©sitez pas Ă  me proposer d’aller boire un verre ou de sortir, ou de recommander mon taff ou mes services Ă  des gens que vous connaissez qui pourraient ĂȘtre intĂ©ressĂ©s, ou juste Ă  m’envoyer de la motivation, des tips si vous en avez et des you go gurl, parce que la prospection c’est CAUCHEMARDESQUE (sauvez-moi de ça pitiĂ©) et que j’ai un sacrĂ© bout de chemin Ă  faire. Mais eh, plutĂŽt chic d’essayer de faire ce qu’on veut dans la vie.

Je suis pas sĂ»re de l’avoir dit, mais j’offre donc mes services comme autrice et conceptrice Ă©ditoriale (j’ai mĂȘme un site), aka je peux aider Ă  imaginer, concevoir, dĂ©velopper et Ă©crire des projets de communication, de crĂ©ation de contenu, ou des vidĂ©os par exemple, mais aussi sur tout ce qui est rĂ©dactionnel sur tout support, prĂ©sence et cohĂ©rence Ă©ditoriale d’une marque ou d’un projet. Autrement dit, les choses oĂč je suis normalement pas trop dĂ©gueu ! VoilĂ  vous le savez avant l’annonce que je dois faire sur LinkedIn que je redoute plus que tout. Quel luxe, quel privilĂšge ! Je serais vous, je serais hyper flattĂ©. Allez, moi je retourne Ă  faire des trucs sur TikTok pour me faire connaĂźtre. Bonne rentrĂ©e, tout le monde.


À la prochaine,



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Eh je vous ai dit que j’étais sur Instagram ?

Bu-bye !

Motes

Par Mobuski

aspirante cool girl, autrice et scénariste
l’overthinking personnifiĂ©